PAINTING THE URBAN LANDSCAPE

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Jiyoon Hong, Wonderland

The exploration of the metropolitan lifestyle is a theme prevalent in contemporary artworks. From towering skyscrapers to maze-like streets, the theme of the city corresponds to a plethora of other concepts, such as industrialisation, isolation, and self-identity.

L’exploration du mode de vie urbain est un thème récurrent dans les œuvres d’art contemporaines. Des gratte-ciel imposants aux dédales des rues, le thème de la ville rejoint une pléthore d’autres concepts, tels que l’industrialisation, l’isolement et l’identité personnelle.

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Fabian Sommer, Alles nur Fassade_101 Marszałkowskal, 30x45cm, 2020

As painters of the urban landscape, the three artists featured by FOCUS explore the fascination, mystery, and disorientation that the city brings. Through their artworks, using state of the art media such as digital painting and photography, the artists grant the viewer access to a unique view of the city as never seen before. On such a provocative tour, we navigate surreal landscapes, in which the regularity of time and space has been put on pause.

En tant que peintres du paysage urbain, les trois artistes présentés par FOCUS explorent la fascination, le mystère et la désorientation que provoque la ville. À travers leurs œuvres, qui utilisent des médias de pointe tels que la peinture numérique et la photographie, les artistes offrent au spectateur une vision unique de la ville telle qu’il ne l’a jamais vue auparavant. Au cours de cette visite provocante, nous naviguons à travers des paysages surréalistes, dans lesquels la régularité du temps et de l’espace a été suspendue.

Artist and photographer Fabian Sommer creates photographic artworks using the method of long exposure. Indeed, by utilising a long duration shutter speed, Sommer attempts to capture several moments in a single photograph, thus depicting the passage of time. In his works such as «Alles nur Fassade_101 Marszałkowskal (2020)», the viewer is required to take a second look and observe more closely at the image to understand what is being presented before us. The blurring effect breaks the rigidity of the apartment windows that are being photographed, transforming them into a mesmerising pattern. The method of long exposure furthermore illustrates the disorientation of a busy metropolitan life, as it seems to mimic a person’s fast walking pace.

L’artiste et photographe Fabian Sommer crée des œuvres photographiques en utilisant la méthode l’exposition prolongée. En effet, en utilisant une vitesse d’obturation de longue durée, Sommer tente de saisir plusieurs moments dans une seule photographie, dépeignant ainsi le passage du temps. Dans ses œuvres telles que «Alles nur Fassade_101 Marszałkowskal (2020)», le spectateur est obligé de regarder une seconde fois et d’observer plus attentivement l’image pour la comprendre. L’effet de flou brise la rigidité des fenêtres d’appartement qui sont photographiées, les transformant en un motif hypnotique. La méthode d’exposition prolongée illustre en outre la désorientation d’une vie métropolitaine trépidante, car elle semble imiter le rythme de marche rapide de quelqu’un.

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Fabian Sommer, Paris je t'aime_11 Rue Blanche, 50x50cm, 2020

Both artist Jiyoon Hong and Ivan Shalmin integrate digital painting to create visual experiments of the cityscape. For the former, colour psychology forms the basis of several artworks, in which aesthetically pleasing colours are chosen to stimulate different moods. In the works of Hong, namely the series «Wonderland», monochromatic buildings stand against backgrounds of pure pastel pink, burgundy, or glaring red. The simplicity of these coloured backdrops accentuate the immensity of the buildings themselves, demonstrating the artist’s fascination for the city. Likewise, Shalmin also creates multidimensional spaces by exploring the patterns of urban architecture. Fusing his knowledge in engineering and his inspiration from 20th century French Cubism, Shalmin’s works present a kaleidoscope view of the city. His digital painting «Journey», for example, creates a hallucinating view of metropolitan structures. Indeed, by looking at his artworks, the viewer becomes a wandering traveller in a metropolis that is surreal, transient, and borderless.

L’artiste Jiyoon Hong et Ivan Shalmin se servent de la peinture numérique pour créer des expériences visuelles sur le paysage urbain. Pour le premier artiste, la psychologie des couleurs est à la base de plusieurs de ses œuvres, dans lesquelles des couleurs esthétiquement agréables viennent stimuler différentes humeurs. Dans les œuvres de Hong, notamment dans la série «Wonderland», des bâtiments monochromes se détachent de fonds d’un rose pastel pur, bordeaux ou rouge vif. La simplicité de ces fonds colorés accentue l’immensité des bâtiments mêmes, témoignant d’une certaine fascination de l’artiste pour la ville. De même, Shalmin conçoit également des espaces multidimensionnels en exploitant les motifs de l’architecture urbaine. Fusionnant ses connaissances en ingénierie avec son inspiration du cubisme français du XXe siècle, les œuvres de Shalmin offrent une vision kaléidoscopique de la ville. Sa peinture numérique «Journey», par exemple, crée une image hallucinante des structures urbaines. En effet, en observant ses œuvres d’art, le spectateur devient un voyageur errant dans une métropole surréaliste, éphémère et sans frontière.

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Jiyoon Hong, Wonderland

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Ivan Shalman, Journey, 41x57cm, 2019