PAINTING THE URBAN LANDSCAPE

unnamed (11).jpg

Joonhong Min, The Debris from The Future Past 01092019, 2020

The term, ‘city’ often evokes the imagery of towering sky-scrapers, crowded sidewalks, and a kaleidoscope of neon colours flashing from digital screens. With the arrival of modernisation, we have come to associate the metropolitan environment with the notion of endless possibilities. Yet, for Korean artist Joonhong Min, the urban landscape brings about chronic anxiety. For him, a city is a place of claustrophobia, industrialisation, and unbearable isolation. Throughout his artworks, Min, therefore, invites the viewer to embark with him on his journey as he explores his own definition of city life.

Le terme “ville” évoque souvent l’image de gratte-ciel imposants, de trottoirs bondés et d’un kaléidoscope de couleurs néons scintillants sur des écrans numériques. Avec l’arrivée de la modernisation, nous nous sommes mis à associer l’environnement métropolitain avec la notion de possibilités infinies. Pourtant, pour l’artiste coréen Joonhong Min, le paysage urbain est source d’une certaine anxieté chronique. Pour lui, la ville est un lieu de claustrophobie, d’industrialisation et d’isolement insupportable. Au fil de ses oeuvres, Min invite le spectateur à embarquer acec lui dans son voyage, alors qu’il explore sa propre définition de la vie urbaine.

 

 


In his installation series, ‘The Debris from The Future Past 01092019’ (2020), Min uses abandoned objects found in the city streets as a primary material for making art. For most people, discarded objects symbolise futility and a loss of value. However, Min believes that items are more than their predestined function. He gives these unwanted materials and abandoned objects a second chance at life, and sees them as a metaphor for our sense of abandonment when we find ourselves in the intimidating environment of the city. Not only does the artist reconstruct these items into structures that imitate the urban landscape, he furthermore uses acrylic and pen to draw on their surfaces in bold patterns — mimicking the outrageous emotions of these objects at being left behind.

Dans sa série d’installations, “The Debris from the Future Past 01092019” (2020), Min utilise des objets abandonnés trouvés dans la rue comme matériau principal. Pour la plupart des gens, les objets jetés symbolisent la futilité et la perte de valeur. Cependant, Min pense que les objets représentent bien plus que leur simple fonction prédestinée. Il donne à ces matériaux non désirés et à ces objets abandonnées une seconde vie, et voit en eux une métaphore de notre propre sentiment d’abandon lorsque nous nous retrouvons plongés dans l’environnement intimidant de la ville. L’artiste ne se contente pas seulement de reconstruire ces objets pour en faire des structures imitant le paysage urbain, il utilise également l’acrylique et le stylo pour dessiner sur leurs surfaces des motifs audacieux - mimant ainsi leurs émotions excessives lorsqu’ils sont abandonnés.


unnamed (14).jpg

Joonhong Min, At times, it’s crueller than you thought, 2018, video of 9 minutes

unnamed (12).jpg

Joonhong Min, Quanrantine Diaries, 2020

The theme of isolation becomes even more disturbing in the artwork series, ‘Quarantine Diaries’ (2020). During his residencies in London and Berlin, the artist turns to the creation of art to flee the anxiety of city life overshadowed by the COVID-19 pandemic. The unsettling stress brought about by this event is clear in Min’s acrylic and pen drawings such as ‘Ghost Relics’. The frantic lines on the paper convey the artist’s profound unrest, and the combination of red and blue acrylics on a greyscale drawing furthermore evokes a sense of distress and urgency. Likewise, in his Berlin Quarantine Diaries artwork series, Min gives the subjects building-like structures as upper bodies, as if suggesting that the city-dwellers have had to carry the insufferable burden of urban life throughout these difficult times.

Le thème de l’isolement devient encore plus prominent et inquiétant dans sa série d’oeuvres “Quanrantine Diaries” (2020). Pendant ses résidences artistiques à Londres et à Berlin, l’artiste s’est tourné vers la création artistique pour fuir l’anxiété de sa vie urbaine assombrie par la pandémie de la Covid-19. Le stress déstabilisant provoqué par la pandémie transparaît clairement dans ses dessins à l’acrylique et au stylo tels que “Ghost Relics”. Les lignes frénétiques sur le papier témoignent du profond malaise de l’artiste. La combinaison d’acryliques rouges et bleues sur fond de nuances de gris évoque également un certain sentiment de détresse et d’urgence. De même, dans sa série d’oeuvres “Berlin Quarantine Diaries”, les personnages de Min ressemblent à des immeubles, comme si les citadins avaient dû porter l’insupportable fardeau de la vie urbaine en ces temps difficiles sans précédent.

unnamed (13).jpg

Xinqi Li, Liquidity, 2021, Alcohol Ink, 50 x 80 cm

Written by Rose Wei